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- Groupe Morbihan (56) 

SENEGAL - MYTHES ET CHARMES
DU 3 AVRIL AU 10 AVRIL 2024


EmblèmeJOUR 1 NANTES KEUR SALIM mercredi 3 avril

Après des retrouvailles à l’aéroport de Nantes Atlantique nous quittons la grisaille à 8h45 pour notre destination, le Sénégal. Environ 5h de vol et nous serons à destination. Vu du ciel par le hublot une mosaïque de terre ocre jaune à ocre rouge s’offre à nos yeux. Un soleil éclatant et une température de 30° nous accueille. Après les formalités, douane, contrôle, nous attendons le bus qui tarde pour nous amener à notre première destination Keur Salim, au lac Rose. Le trajet prévu de 45mn nous permet de faire connaissance avec la notion du temps sénégalaise qui n’est pas la nôtre. Nous le constaterons durant les jours à suivre !!! Pendant la route nous faisons connaissance avec Ibrahim notre guide, et Bernard notre chauffeur pour le séjour.  Ibrahim nous présente son pays et ses difficultés. L’emblème végétal est le baobab et l’emblème animal le lion. Le long de la route beaucoup de maisons inachevées nous laissent une impression de désolation. Par manque de matériels et de moyens les constructions s’étalent dans le temps… Un peu de vert sur une zone maraîchère nous surprend dans le paysage très sec que nous traversons. Afin de couper le trajet qui dure plus longtemps que prévu…Ibrahim nous offre de l’eau et nous fait goûter les arachides, la spécialité du pays.

Enfin, vers 17h nous arrivons à Keur Salim en bordure du lac Rose pour un déjeuner tardif. À peine installés Ibrahim nous propose une activité prévue le lendemain matin. Nous partons illico pour une expédition en 4/4, 6/6, 8/8 et 16/16 sur les dunes qui bordent la plage toute proche. Dans une ambiance de rallye Paris-Dakar, nous sommes secoués dans les montées et descentes. Un chauffeur plus téméraire tente de monter une dune sur un parcours non tracé et reste ensablé. Le groupe s’arrête et tous les chauffeurs viennent à la rescousse. Après de laborieuses tentatives, un dégonflage des pneus et une marche arrière, ouf ! nous pouvons repartir en longeant la plage, l’océan Atlantique et ses rouleaux. Après toutes ces émotions nous disposons d’un peu de temps pour nous reposer de cette journée bien chargée avant le dîner et notre première nuit en Afrique. Cependant les deux plus jeunes du groupe Flavien et Michel repartent pour une virée en quad sur les dunes, en quête de plus de sensations !

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Jour 2 départ pour SAINT LOUIS jeudi 4 avril

La journée débute par un temps d’informations pratiques, le change, le marchandage et le programme de la semaine. En conclusion Ibrahim nous invite à oublier nos habitudes, nous suggère de passer à l’heure sénégalaise et tout ira bien !
Nous embarquons ensuite pour une promenade sur le Lac Rose et après de nombreuses manœuvres nous nous rassemblons au milieu du lac pour une information sur le site par le conservateur. En avant-première il nous donne sa définition des bretons : têtes de bois mais généreux par le cœur. Puis les choses sérieuses : en ce moment la densité du sel 280g/l est trop faible. Le lac est donc déversé dans l’océan tout proche pour récupérer sa densité normale de 380g/l pour l’exploitation. L’action des algues, du soleil, de l’argile noire et blanche lui donne sa coloration rose que nous ne pouvons pas voir de ce fait aujourd’hui. Sa profondeur - 1m50, permet son exploitation manuelle. La production est de 24 000 tonnes par an pour la fleur de sel que nous voyons sur la rive, le sel de cuisson et le sel thérapeutique.
Les travailleurs se protègent le corps avec du beurre de karité avant d’aller racler le sel avec une pelle pour le déverser dans une barque qui peut en contenir une tonne. L’exploitation est gratuite et sans taxes. Les femmes ne ramassent plus le sel aujourd’hui, mais vident les barques avec des bassines de 30kg. Le lac où la vie n’est pas possible à cause de sa teneur en sel est exploité toute l’année sauf pendant la saison des pluies où la concentration de sel est moindre. La grande sécheresse de 1960/1970 a fait avancer les dunes et l’a coupé d’un accès à la mer.
Après ces explications nous regagnons la rive pour un débarquement sportif. Un passage obligé par les boutiques nous attend pour atteindre le bus. Pendant ce temps 3 volontaires en profitent pour se baigner dans le lac : sensation d’apesanteur garantie et travail des abdominaux pour garder la position. Un rinçage épique mais nécessaire les attend après ce bain. Puis nous allons voir le site d’exploitation du sel en bordure du lac : les barques, les paniers les pelles et les montagnes de sel. En quittant le site Ibrahim nous indique le podium d’arrivée du Paris Dakar, un monticule de terre rouge désormais abandonné. 

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Nous prenons la direction du restaurant par des route bordées de déchets, de plastiques, de fabriques de parpaings, de pneus qui ont beaucoup d’utilisation : bordures diverses, rond-point, clôtures, délimitations…Des marchés s’étalent également en bord de routes, marchandises diverses, alimentation, meubles (lits, salons). Des rassemblements de carrioles avec des chevaux, des taxis brousses officiels ou non, attendent des clients potentiels. Peu de végétation, seulement quelques baobabs et quelques troupeaux de vaches rompent la monotonie du trajet avant d’arriver à Thiès.

Nous passons devant la place de France et l’hôtel de ville pour arriver au restaurant vers 15h, pour le déjeuner. Au menu nous dégustons le poulet yassa, deuxième spécialité sénégalaise mais pas de dégustation de thé à la menthe comme prévu.  Après cette halte fort appréciée nous reprenons la route pour Saint Louis. La végétation change.  Des plantations de palmiers rôniers utilisés pour du mobilier de jardin bordent la route. Nous passons par Tivouane où les confréries religieuses sont importantes et exercent une forte influence. Un arrêt à Mekhé pour le travail du cuir fait principalement plaisir aux messieurs car hélas à notre grand regret, il y a peu de modèles féminins. Après cette halte shopping nous reprenons la route avec du bétail en liberté : vaches, chèvres, moutons, ânes. Quelques acacias meublent le paysage et nous croisons une voiture transportant 2 moutons sur le toit ! Nous sommes arrêtés par la gendarmerie pour la prise d’une photo du bus d’un gendarme en uniforme par l’une d’entre nous en passant devant un site gardé. Après vérification des autorités de l’effacement de la photo sur le téléphone nous pouvons repartir.

Ibrahim nous recommande pour la suite du voyage d’éviter les photos de personnes en uniforme et des sites sensibles. Après une petite pause à Louga où nous remarquons les premiers panneaux solaires nous arrivons de nuit à Saint Louis où règne une intense circulation, une grande activité, à la suite de la rupture du jeune du ramadan, après 19h30. Nous traversons le grand bras et le petit bras du fleuve. Et c’est la traversée du quartier des pêcheurs avec une forte activité. Les rues adjacentes sont à notre grand étonnement remplies de troupeaux de moutons. En arrivant à l’hôtel Diamarek chacun et chacune s’installent et nous nous retrouvons pour un dîner en extérieur.

 

 

 

Jour 3 visite SAINT LOUIS vendredi 5 avril

Étant arrivés de nuit, au matin nous découvrons l’environnement de l’hôtel au bout de La Langue de Barbarie. Certains d’entre nous ont été réveillés très tôt par l’appel à la prière et d’autres ont été bercés par le bruit des vagues de l’océan tout proche. Le programme du matin est la visite de saint Louis en calèche. Le bus nous ramène en ville en passant devant l’hydrobase où atterrissait Mermoz, la base marine, vigilante pour l’immigration clandestine, le port de pêche en préparation des filets, le cimetière militaire des Tirailleurs sénégalais et le cimetière musulman. Puis nous traversons le quartier des pêcheurs (environ 12 000 partent vers la Mauritanie) avec son ambiance et son animation très particulière : poissons, moutons et humains occupent les trottoirs, bruits, couleurs, odeurs garanties !!! Les calèches nous attendent pour découvrir la ville, son atmosphère et son cachet. 

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Changement de décor en passant devant le palais du gouverneur qui date de 1659 et l’architecture du 18ème du quartier des colons, nous retrouvons une ambiance plus propre, ordonnée et calme. Les maisons avaient un code couleur suivant la nationalité des colons : ocre jaune pour les Anglais, ocre rouge pour les Portugais, et blanc pour les Français. Les bâtiments administratifs ont conservé cette couleur. Les briques rouges venaient par bateau de Toulouse et les tuiles de Marseille à l’aller, et le bateau faisait le retour avec des marchandises diverses. Nous passons devant l’hôpital, la maison des combattants français et sénégalais et une jolie maison coloniale. Nous faisons un arrêt à la pointe sud de l’île, à l’endroit de la réunification des deux bras du fleuve qui se jettent dans la mer. Nous profitons de la vue sur le magnifique pont Faidherbe construit en 1897 sur les plans d’Eiffel. Le pont dispose d’une travée mobile (la deuxième) pour faire passer les bateaux de l’océan au fleuve. Il comporte 7 arches qui portent le nom de chaque jour de la semaine. Nous passons devant de nombreux bâtiments administratifs, musée, trésor public douanes, cathédrale, école, la maison de Pierre Loti, l’hôtel de la poste où résidait Mermoz et de nombreuses galeries d’art.  Nous faisons un arrêt devant la statue d’un champion de boxe « Battling Siki » assassiné à New York en 1925, pour avoir remporté un combat qu’il ne devait pas gagner. La grande mosquée datant de 1825 attire le regard avec son minaret carré et sa cloche qui a fonctionné pour l’appel à la prière jusqu’en 1960. À l’extrémité nord de l’île, à la division du fleuve s’élève la grue à vapeur arrivée en pièces détachées de France et montée en 1883 par deux militaires dont les noms sont gravés dessus. Le choix de Dakar en 1898, pour un port en eau profonde a fait diminuer l’importance du trafic des marchandises. Cependant elle est restée en activité jusqu’en 1954. Au détour d’une rue nous voyons un fromager, dont le fruit donne le Kapok pour la confection des coussins et oreillers et son bois servait à faire les baraques en bois des cheminots portugais qui suivaient les chantiers. Après cette promenade fort reposante nous traversons le pont Faidherbe pour aller visiter le marché aux épices. Un marché pas vraiment aux épices car tout se mélange, vêtements, poissons, viandes, vaisselles et diverses choses (odeurs garanties) dans un désordre incroyable et une foule compacte où il est difficile de se frayer un chemin et surtout de ne pas se perdre. Tous les stands s’entremêlent dans un capharnaüm indescriptible.  Pour plus de facilité et de sécurité le groupe a été scindé en deux avec une personne pour fermer la marche. Après cette visite incroyable nous retraversons le pont pour rejoindre le restaurant afin d’y déjeuner à 14h30. Un plat typique de poisson, un curry ou du zébu nous sont proposés. Après cette pause appréciée nous reprenons le bus et nous faisons un arrêt au village artisanal de Saint Louis où nous attendent divers objets, sculptures et bijoux. Architectures pas vu hélas le marché Sor et la superbe architecture de la gare. Nous rentrons plus tôt que d’habitude mais la météo se couvrant il n’est pas possible de se baigner. Néanmoins nous pouvons nous promener sur la grande plage toute proche en déplorant la présence de plastiques et déchets divers, tout en attendant le repas de fruits de mer du soir. Mais à notre grande déception celui-ci n’a pu se faire.